Bons baisers de Québec

En tant qu’hyperactive avancée on me propose de bosser le week-end je dis oui (euh ok d’accord c’est aussi parce la Grèce et moi on est amie de faillite)… donc ce week-end direction la Beauce! Et étant donné que je suis aussi une épicurienne avancée j’en ai profité pour passer la soirée de samedi à Québec (la ville de Québec pour les français).
Au programme: on se fait plaiz’ avec un hôtel 4*, piscine, sauna et tout le tintouin (quoi j’ai dit que c’était la crise chez moi? ha zut) et puis direction mon resto préféré à Québec, en fait le seul que je connaisse parce que je suis incapable d’en tester un autre sachant que celui-ci est si près et surtout si bon!!! Le Lapin sauté dans le quartier trop mignon du Petit-Champlain qui me fait vraiment penser à une rue d’un petit village de montagne français (en plus animé par contre), je l’adore, oui oui surtout que le lapin ne court pas les rues à Montréal (dans les restos je veux dire hein ^^)

Lasagne au lapin, sauce camenbert
Et on se lève le lendemain par contre parce que bon faut bien rembourser tout ça (ha tu iras loin dans la vie ma fille).
Attention je vais changer totalement de sujet (je vous préviens quand même je suis sympa), parce que ça, ça m’énerve et il faut que je vous le dise. La responsable qui nous dit, de façon totalement innocente et je crois que c’est vraiment ça le pire, “ha nous ça va on les accepte les français icitte mais par contre les autres races ça non c’est plus difficile”, “ma fille étudie à Sherbrooke et elle me dit qu’il y a trop de races là-bas”, “non, non les autres races avec leur religion bizarre”…. Ouch.
Il y a quelques années je me serais mise à hurler appareil-dentaire-dehors du haut de mes Air Max que “non il n’y a qu’une seule race et c’est la race humaine” et etc. (j’avais quand même un discours hyper rodé) et à finalement partir en pleurant, désemparée face à mon impuissance. En vieillissant (un peu faut pas pousser non plus hé ho), je reste désemparée mais j’ai perdu de mon énergie. Je devrais continuer à monter au créneau devant tant d’absurdités et j’ai honte de ne plus le faire. Mais je ne crois malheureusement plus qu’à mon niveau je sois capable de changer la perception qu’une personne s’est forgée de toute une vie. Je crois que j’ai besoin d’aide: de l’État, de l’école, de la mixité sociale, de tout ça quoi.
Mais j’espère que mes enfants seront aussi révoltés que moi face au racisme, et qu’ils grimperont eux aussi par-dessus les barrières de leur lycée pour aller scander les mêmes slogans que j’ai pu le faire en 2002 au deuxième tour de l’élection présidentielle: “1ère, 2ème, 3ème génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés”. Ça me donne encore des frissons. Et puis ils sont rares ces moments de liesse nationale face à une cause. Peut-être qu’ils hurleront à se casser la voix (sans vouloir faire de référence pourrie ici hein) “Le Pen t’es foutu la jeunesse est dans la rue” parce qu’ils ont l’air quand même bien décidé à nous faire chier pour un petit moment dans la famille. Bref j’arrête là-dessus parce que c’est bien beau mais ce n’est pas avec ça qu’on va réussir à éradiquer le racisme.
Je vous laisse quand même sur cette belle citation de mon resto préféré à Québec!
Bisou!
