Il y a des jours comme ça où on se dit qu’on aurait mieux fait de rester couché, bien au chaud, sous sa couette, à regarder des séries et puis c’est tout.
Mise en contexte: retour du week-end (de 3 jours donc une raison de plus de vouloir y rester). Réveil. Déjà ça part mal.
Direction le métro (avec les 200 000 autres personnes qui ont calculé qu’elles aussi devaient partir à 7h30 de chez elles, en même temps que moi comme par hasard). Deuxième problème donc: les gens qui sont là eux aussi (oui oui je suis pas super sociable de bon matin).
Mince, pas de pass sur ma carte de bus. Oui parce que prévoir ça à l’avance, c’est pas mon truc. Ma carte ne fonctionne pas au guichet automatique de la STM, ni celui-là ni celui juste à côté. Oui oui la même carte qui fonctionnait très bien la veille au soir et qui fonctionnera très bien 4h plus tard quand il s’agira de payer les frais de scolarité mais qui là, non, c’est “transaction annulée” ma chère. Six essais plus tard, je reste calme. Un essai plus tard je pète un plomb, déjà 7h50 et toujours devant cette $%***&# machine. Pas de monnaie. Je vais à la banque.
L’épreuve du métro. Les portes qui ne se ferment pas. Toujours ces 200 000 autres personnes qui sont en même temps que moi dans le métro. Derrière moi une voix désagréable qui dit “excuse-moi mais j’ai tes cheveux dans ma face”. Je réponds [coupé*]. Dans ma tête. En réalité je ne dis rien. Heureusement. Ça ne serait pas exactement sorti comme il faut. Niveau de stress avancé. J’arrive enfin, bien sûr plus de place.
Ok je craque. Mais des débuts de journée comme ça non merci.
*[Euuuh parce que là je ne peux pas bouger donc étant donné que TU es derrière moi et que moi, eh ben je ne la vois pas ta face, pour ton bien-être je te conseillerais de tourner ta tête plutôt que de mettre ton nez dans mes cheveux].
____________
Crédits photo: TimHoogendijk on Flickr



